Hypnose et “états dépressifs”

Définition de la dépression.

tristesse dépression psychothérapie

La « dépression » – l’une des maladies les plus répandues – n’est prise en compte par le milieu médical que depuis 60 ans. Elle peut aboutir à une lassitude de vivre (risque suicidaire) où se manifestent la haine de soi, le sentiment d’impuissance, d’angoisse, une absence d’énergie vitale … le terme latin « dépression » signifie « enfoncement ». Elle est différente de la « déprime » sorte de mal être passager.

Freud et la psychanalyse se sont intéressés à cet état.

Il caractérise les états dépressifs selon trois critères

  • La peine
  • Une estime de soi très mauvaise
  • Une grande difficulté à rester en relation avec les personnes aimées, à montrer des sentiments

Pour la psychanalyse, la dépression est liée à une perte (perte de l’idée de soi ou deuil). La tristesse peut se transformer en haine de l’objet perdu (une personne, une illusion, un lieu … qui n’est plus là, haine qui va se retourner contre soi)

Les symptômes de la dépression.

symptômes dépression psychothérapie

Une humeur dépressive : Se sentir déprimé, triste, sans espoir. L’expression du visage, le son de la voix le confirment

  • Un vécu possible du quotidien
  • L’anhédonie : disparition des expériences de joie et de plaisir
  • L’aboulie : plus rien n’intéresse/démotivation
  • Pensées pessimistes
  • Perte de l’estime de soi
  • L’auto critique
  • Une intensité de la souffrance psychique
  • D’un danger suicidaire
  • Asthénie : relâchement de l’attention et déficit de la volonté
  • Les symptômes somatiques : troubles du sommeil, réveil précoce, ou parfois hypersomnie
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Modification du caractère : intolérance irritabilité
  • Addictions
  • Lenteur et rareté des gestes, de la parole
  • Manque de soin, d’hygiène, de nourriture saine. Expression de tristesse

Les différents "états dépressifs".

différentes dépressions psychothérapie

La dépression névrotique

Liée à des blessures de l’enfance : blessure de l’abandon, et honte d’être rejeté

La dépression endogène (sans élément déclencheur extérieur)

  • Avant la trentaine
  • Impossibilité de prédire, de faire des projets, d’avoir des objectifs

La dépression relationnelle (ou exogène)

C’est la plus fréquente, elle survient suite à un événement déclenchant : deuil, perte d’emploi, rupture amoureuse, divorce, exil, incarcération, perte d’une illusion, annonce d’un handicap ou d’une grave maladie, écroulement d’un rêve, d’un projet, ménopause et andropause, prise de conscience d’une réalité difficile à vivre (mode de vie trop pénible, violence dont on ne voit pas la fin)

 La dépression au travail : le burn out

Prise en compte d’une nouvelle forme de souffrance : le burnout dont les symptômes sont à la fois anxieux et dépressif. (Plus grave qu’un épuisement physique et psychologique)

Les premiers signes : troubles digestifs, cardiaques, difficultés à travailler, réveils précoces, ruminations nocturnes, doutes liées à la compétence professionnelle

Surconsommation d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, de somnifères, de stimulants …

C’est une maladie de civilisation due à « l’inadéquation entre l’être humain et la société industrielle »

La dépression saisonnière 

Elle revient à une période particulière de l’année où les personnes ont vécu des moments très difficiles. Elle est transitoire mais peut être incapacitante. Elle survient parfois au début de l’automne ou en hiver lorsque la luminosité décroit.

 Hypersomnie, hyperphagie, ralentissement psychomoteur, elle est souvent d’origine transgénérationnelle.

La dépression post-partum

Elle se manifeste dans les 3 ou 4 semaines qui suivent l’accouchement (liée à de grands bouleversements psychiques et hormonaux, modification de l’identité). Baisse de l’estime de soi, insomnies, sentiment de ne pas être comprise par l’entourage, risque suicidaire.

La dépression masquée

Ou dépression blanche, souriante (il convient d’être de bonne humeur dans notre société)

Absence de symptômes dépressifs, masqués par les plaintes d’ordre somatique, douleurs, fatigue persistante, parfois phobies, troubles du comportement alimentaire et de la libido, une grande irritabilité. Lorsque le masque tombe, la personne peut éprouver un grand soulagement. Un symptôme fréquent dans la dépression masquée : l’hyperactivité (le workaholisme : les travailleurs acharnés). Comme toute forme d’addiction, la compulsion au travail dénote une difficulté à se prendre en charge, une immaturité affective. 

Le workaholisme conduit au burnout.

Les dépressions liées à l’âge

Chez les bébés lorsqu’il est séparé de sa mère (elle est dite anaclitique : ou carence affectée partielle)

 Chez les enfants : L’enfant dort beaucoup dans la journée, énurésie, trouble du comportement alimentaire … ces états dépressifs sont liées souvent à la maltraitance, la violence. Le conflit de loyauté est alors très anxiogène.

Identification à l’agresseur ou Identification à la victime (sentiment d’impuissance)

Installation d’un « faux self », il joue un rôle qu’on attend de lui

Chez les adolescents : Dépression liée à de grands bouleversements hormonaux, aux métamorphoses physiques, désir d’être connu, abus de substances, attrait pour les comportements à risques …

 Chez les personnes âgées : Le temps qu’elles ont devant elles, s’amoindrit, pertes multiples (proches, amis …) trouble de la mémoire, désorientation … difficulté de se concentrer, fragilisation de l’estime de soi.

 L’impact du « transgénérationnel »

Même si les souvenirs s’effacent, ils restent présents dans la mémoire inconsciente. Boris Cyrulnik parle de mémoire cellulaire, sorte d’héritage psychique des individus : des empreintes invisibles. Nos ancêtres ont joué un rôle dans notre devenir : c’est l’hérédité généalogique.

Jung parlait d’un inconscient collectif (sur le plan sociétal), Freud comme Dolto nous ont appris que l’inconscient préexiste à la conscience (l’être humain existe en premier lieu dans ses sensations, émotions …) le souvenir s’inscrit dans le corps, la chair est notre seconde mémoire.

L’éducation est un grand vecteur de transmissions généalogiques. Elle est d’autant plus puissante qu’il y’a « le poids du silence » : le silence sur ce qui est douloureux, sur les émotions, fait souvent partie des principes éducatifs, et rend pesante la transmission généalogique.

Nous héritons d’une grande mémoire inconsciente, celle de nos deux lignées. Elle se compose des croyances, des valeurs, des permissions, des interdits, de l’histoire événementielle et émotionnelle de ces deux lignées, des secrets, des deuils non faits, des drames.

Notre inconscient contient très précisément la mémoire des dates : les dates d’anniversaire, de certains événements.

Ainsi une dépression saisonnière peut être un lien avec l’héritage généalogique, survenant autour de l’anniversaire d’un décès ou d’un traumatisme familial ou avec un deuil, même très ancien, impossible à faire. Il existe une synchronicité entre certains événements, comme la conception d’un enfant le jour de l’anniversaire du décès d’un grand parent.

Les secrets constituent un mode de transmission généalogique pouvant altérer l’identité des descendants. C’est le cas lorsque le secret concerne l’origine : la véritable identité d’un père ou d’une mère n’est pas toujours révélée. L’enfant est alors très perturbé.

 Les abus sexuels

« Le non-dit de l’inceste s’étend en nappe sur l’ensemble de la famille, non seulement contemporaine, mais encore aux générations suivantes » Rocamier.

Le non-dit de l’inceste peut être la cause d’états dépressifs, identification aux parents et à la lignée.

Un enfant dont le père ou la mère souffre de dépression, adoptera, pour identification, les mêmes symptômes (compassion). Il pensera qu’il n’a pas de valeur (il est incapable d’aider ce parent malheureux). Il pense qu’il n’est pas aimé par ce parent (car ce parent ne se réjouit pas de son existence).

Il y a 2 à 5 fois plus de déprimés dans les familles de déprimés

Au nom d’une loyauté familiale inconsciente beaucoup de descendants se condamnent à la répétition.

Le travail que nous réalisons avec l’hypnose s’inscrit dans le champ des thérapies brèves. Nous restons très attachés à tous nos présupposés:

  • L’état désiré : la définition d’une intention claire et résonnante et la condition première d’un changement positif
  • Bien que nous comprenions l’état dépressif comme étant généré par une ou plusieurs causes, nous restons attachés à la clarification de l’objectif plus qu’à la recherche exhaustive des « causes ».
  • Un état dépressif peut être provoqué par de multiples causes en interaction. Le poids relatif de chacune d’elle, leurs nombres, est très difficile à déceler, rendant impossible la conscience précise des causes (sauf si l’état dépressif est provoqué par une cause externe, un événement : un traumatisme, connu du sujet)
  • Le poids de l’histoire de la famille, des ancêtres, est important et une dépression peut être un lieu de loyauté à une lignée.

Cependant, il ne nous parait pas utile, voire inefficace de réaliser un sociogénogramme – « cet arbre qui vit en chacun de nous et qui permet de visualiser toute une famille, de l’englober d’un seul regard » Tenenbaum

Nous savons que nos ancêtres sont présents en nous – qu’ils peuvent être des ressources importantes – et aussi qu’ils nous ont légué leurs douleurs, leurs traumatismes et leurs décrets.

Certes il nous parait important de faire une distinction entre une dépression relationnelle, exogène et une dépression traumatisme par nos ascendants.

Les hypnothérapeutes du cabinet Hypnose &Moi proposent des accompagnements  pour l’une et l’autre dépression.

Les hypnothérapeutes à Limoges qui accompagnent les "états dépressifs".

Amélie CHARRIER

06-17-04-25-36

Julien GOURBAT

06-75-01-64-03

Les praticiens du cabinet Hypnose &Moi à Limoges sont certifiés par l’institut de formations en hypnose Ericksonienne Ressources In Situ.

Fermer le menu