Pleine conscience et stress.

Agir sur son niveau de stress avec l’hypnose par l’approche de la « pleine conscience »

agir sur le stress pleine conscience hypnose limoges

L’acceptation

L’acceptation est aujourd’hui beaucoup utilisée dans le langage de tous les jours. Ne dit-on pas à tout moment « qu’il faut savoir accepter ce qui nous arrive ».

On réduit ainsi « l’acceptation » à l’acceptation des événements de notre vie, conditions pour « tourner la page » et « se rendre disponible » à d’autres objectifs.

En ce sens l’acceptation est proche du fatalisme, voire de la résignation.

Or « l’acceptation » dans la démarche de « pleine conscience » est un processus ACTIF consistant à FAIRE FACE à nos expériences internes difficiles : à nos émotions, nos pensées, nos souvenirs, nos sensations (physiologiques).

C’est une attitude « d’ouverture » à sa vie intérieure et donc aussi à ses expériences internes difficiles.

Dans la démarche de « pleine conscience » l’acceptation vise d’abord à s’opposer à l’évitement (« l’évitement expérientiel »). L’évitement signifie ne pas se confronter à son expérience intérieure (à ses émotions, ses pensées …), ne pas voir, entendre sentir ce qui se passe à l’intérieur de moi.

Déni, fuite de son intériorité pour éviter la confrontation à soi-même : à ses questions, ses doutes, ses peurs, ses angoisses … ses souffrances, son vide intérieur, son ennui …

L’évitement va nous amener à s’éloigner de soi-même, à devenir étrange à soi-même.

Tout une panoplie de comportements externes accompagne ce mouvement d’éloignement de soi : le narcissisme contemporain, avec ses selfies, ses réseaux sociaux, cette quête éperdue de reconnaissance (externe), « d’estime de soi », dissimule mal la peur de l’intimité, de la relation de soi à soi, qui peut vite se transformer en haine de soi.

L’évitement expérientiel peut aussi s’accompagner d’addictions (se remplir pour ne plus être face au vide) et de toute forme de fuite : gesticulation, bruits, de toutes sensations fortes : vitesse, violences envers soi et les autres, d’une manière générale tout ce qui peut nous empêcher de penser, de sentir, d’être en contact avec notre expérience intérieure.

 Fonction positive de l’évitement

La fonction « positive » de l’évitement expérientiel est évidente, nous permettre de supporter ce qui pour elle est devenu insupportable. Rejeter, oublier, anesthésier, se dissocier de toutes les pensées, émotions, sensations qui nous habitent en nous « rongent ».

Contrôler toutes ces expériences intérieures (pensées, émotions …) dans l’espoir de les réduire, et de les expulser de la conscience.

  « Le problème c’est la solution »

L’école de Palo Alto avait déjà mis en évidence – à travers cette célèbre formule – les effets nocifs des « stratégies » mises en place : nier la réalité de l’expérience intérieure aboutit à un renforcement, une aggravation de la situation.

Une anxiété non reconnue non « acceptée » amène à développer par exemple une addiction au travail (ou toute autre addiction et violence envers soi et/ou les autres) ce qui a pour effet de renforcer l’anxiété à terme (même si dans le court terme l’addiction = la « solution » envisagée par le sujet va « l’apaiser » ponctuellement) pour devenir un « trouble anxieux généralisé » puis surgissent les crises d’angoisse, de panique avant la chute dans la dépression.

 Conscience du contrôle et de l’évitement

Le travail avec L’ACCEPTATION implique une prise de conscience nouvelle des tentatives de contrôle et d’évitement. Explorer dans le détail les efforts d’évitement et de contrôle.

 Ancrer des États d’âme POSITIFS

Si notre esprit, notre intelligence, nous aident à comprendre, à penser le monde, notre âme nous aide à l’éprouver et à l’habiter.

Nos états d’âme vont au-delà de nos émotions : mélange de pensée, de croyances, de valeurs, de ressenti.

Être en contact et accepter nos états d’âme c’est un bon moyen de connaissance de notre intériorité.

  • Un état d’âme positif nous aide à agir, à nous engager dans des actions pouvant impliquer des contraintes pour un bénéfice futur.
  • Un état d’âme positif nous aident à fixer des buts réalistes (l’état d’euphorie n’est pas un état d’âme positif), à montrer plus de flexibilité
  • Un état d’âme positif nous aide à observer ce qui ne va pas et à engager les actions correctrices. On écoute les critiques lorsque l’on est de bonne humeur.
  • Un état d’âme positif nous rendent plus convaincant, plus persuasif, plus créatif.

Il faut certes de l’ombre pour donner toute sa profondeur à la lumière.

Les états d’âme négatifs sont souvent plus nombreux (inquiétudes, ressentiments, abattements, désespoir …) que les états positifs.

Notre cerveau est attaché à la survie, c’est pourquoi nous sommes attentifs au négatif. Les états d’âme négatifs nous poussent à nous focaliser sur des détails, à être dans le sur-contrôle, à être dans le ralentissement, à ne pas prendre soin de soi et de sa santé, à la rumination.

Voltaire : « je recherche le bonheur parce que c’est bon pour la santé »

Ne pas négliger les petits plaisirs lorsque nous sommes tristes.

 Trouver l’équilibre intérieur

Ne pas chercher à tout prix à POSITIVER. (Déni de la souffrance des deuils).

Ne pas chercher à positiver mécaniquement et ne pas se laisser aller dans la détresse, voilà notre défi.

Il s’agit d’équilibrer nos états d’âme. Il s’agit seulement 

  • De clarifier ce qui est confus
  • De pacifier ce qui est agité
  • De réorienter ce qui part dans une mauvaise direction
  • De savourer et de se reconnecter à nos états d’âme positifs (sans les vouloirs éternels)

2/3 d’états d’âme positifs et 1/3 de négatifs

 Reconsidérer l’intention positive de nos états d’âme négatifs 

  • La colère : esprit de justice, nous pousse à l’action.
  • La tristesse : nous aide à quitter les choses et les personnes que nous avons aimées.
  • Le désespoir : nous rappelle le sens de la vie.
  • La culpabilité : nous aide à changer nos comportements.
  • La nostalgie : nous pousse à apprécier le passé et retenir les bons moments.

Souvent nous sommes absorbés par des voix intérieures : nos pensées, nos rêveries. Nous sommes alors « branchés interne » et dans un processus de rumination mentale :

Ruminer, c’est se focaliser, de manière constante, et stérile sur les causes, les significations et les conséquences (que nous dramatisons) de nos problèmes, de notre situation … 

En anglais on appelle cela « brooding » : couver. (Nous sommes assis sur nos problèmes et rien ne peut naître). La rumination n’est pas la réflexion, elle est stérile.

Nous sommes orientés vers le problème et non vers la solution (c’est un vieux disque rayé ou on ne peut plus couper le son)

La rumination : morosité, on cherche à s’en éloigner par le divertissement, l’alcool, la consommation.

Honorer sa fragilité

Nous faisons ouvrent l’expérience de notre fragilité intérieure. Nous ressentons la « dureté » de la vie et les efforts qu’il faut fournir pour nous maintenir debout. Certains utilisent parfois des médicaments pour se sentir plus fort. Nous avons aussi du mal à décrire cet état de « lassitude » et nous en ignorons souvent les causes. Il est vrai que se sont souvent des petites choses, « des menus maux » qui nous oppressent.

La fragilité présente bien des atouts :

  • Elle nous invite à quitter le sentiment de toute puissance
  • Elle nous rend lucide
  • Nous amène à conduire notre vie en tenant compte des contraintes 
  • Elle nous rend humain, sensible
  • Elle nous ouvre au mode : elle nous appelle à accueillir les difficultés et donc à ne plus être dans des stratégies de survie

Héberger sa fragilité nous rend plus fort

Développer une attitude d’acceptation.

Nos états d’Ames négatifs, nos peurs, nos stress, nos souffrances nous amènent parfois à adopter un comportement de refus, voire même de révolte.

Nous sommes dans les stratégies de survie (fuir, agresser, se figer) et nous n’avons plus accès alors à l’expérience du négatif.

Or, nous ne pouvons pas nous transformer si nous n’acceptons pas d’abord qui nous sommes et ce qui nous arrive.

Nous voulons corriger nos états d’âme, enlever ce qui nous gêne. En faisant cela nous développons une incessante critique (la plainte) face à ces expériences intérieures.

La plainte se transforme en rumination, elle active un « parrainage négatif » qui altère gravement notre relation avec le symptôme. Le symptôme est ici le stress. Or, un symptôme non parrainé, non reconnu, se venge, il augmente en intensité jusqu’à ce qu’il se sente accepté.

L’acceptation est la plus puissante manière d’établir une relation nouvelle avec le symptôme (stress, souffrance …). L’acceptation n’est pas le renoncement, la passivité … Elle demande au contraire du courage et une grande ouverture à l’inconnu de la souffrance. C’est comme si l’esprit acceptait d’aller dans le territoire inconnu occupé par le symptôme, de le voir de près, de l’entendre, de lui parler, de le voir changer, se transformer, se déplacer …

L’acceptation nécessite de quitter notre zone de confort et d’aller dans la zone du problème, du symptôme, la zone d’insécurité.  Elle nécessite une attitude de curiosité nouvelle à l’égard du symptôme.  

Augmenter sa capacité à lâcher prise

Nous cherchons souvent à contrôler notre vie et nous nous épuisons. L’anxiété, le stress renforce cette réaction de contrôle.

De fait nous sommes souvent débordés. Lâcher prise c’est accepter de ne rien faire (le non agir), de se reposer. Nous acceptons alors que le monde nous échappe. Lâcher prise ne signifie pas être laxiste, tout abandonner. Lâcher prise implique de porter son attention sur la véritable action, à redéfinir nos priorités, à se concentrer sur ce qui est vraiment important. Lâcher prise implique aussi de trouver un compromis entre les « je dois » et les « j’ai envie ». Le plaisir fait aussi partie de la vie (comme les contraintes).  

Les praticiens en hypnose à Limoges qui vous accompagnent pour agir sur le niveau de stress.

Amélie CHARRIER

06-17-04-25-36

Julien GOURBAT

06-75-01-64-03

Les praticiens du cabinet Hypnose &Moi à Limoges sont certifiés par l’institut de formations en hypnose Ericksonienne Ressources In Situ.

Fermer le menu